samedi 29 août 2009

London Life

Je n'ai pas la possibilité de m'ennuyer trop de Montréal comme vocable puisque Montréal est partout. Il y a la Bank of Montreal et mieux encore, un restaurant de viande fumée indique que c'est comme celui de la métropole québécoise et un bistrot du coin a un spécial «Montreal». De plus, les films du Blockbuster sont bilingues, la télévision présente Radio-Canada et certains panneaux ont quelques fois une traduction ou quelques mots pour faire chics : La jolie jupe, la chocolaterie Forrat, et caetera.






London n'est pas allérgique au français mais reste timide. Si j'ai parlé dans un autre billet de la britannicité de la ville, elle s'en échappe par un nom, celui d'Huron. Tout ici semble porter le nom d'Huron, Huron University, Huron College, Huron Heights...À croire que les bonzes passés et présents de la Neo-Londinium ont voulu y ajouter quelque chose de typiquement canadien. Cependant, London n'a pas de représentation commerciale dans le Canada. Si un touriste peut acheter quelque objet comme souvenir de Toronto, il y aura la Tour du CN, à Ottawa le Parlement et Montréal, le Stade Olympique. À London, dénicher un souvenir est une tâche ardue. L'on vend des souvenirs portant le nom «Ontario» ou «Canada» mais jamais «London». Pourquoi? La réponse est probablement facile. Qu'est-ce qui représente London? Quelques vieilles églises? Des quartiers datant du début du siècle? La fameuse tour de l'Université? Je pense que la troisième réponse est la bonne. Ce qui représente le mieux London est son Université. Rome est ses Rois, London est ses Étudiants. Évidemment, sur 353 000 habitants, seulement une partie fréquente l'Université, et une autre bonne partie le Collège Fanshawe, sorte de rival au même niveau de ce que l'UQAM est à l'UDM. L'unanimité est loin d'être obtenue, surtout que peu de gens, selon moi, décrirait un campus universitaire comme endroit touristique par excellence. J'imagine déjà la horde de touristes japonais, Kodak et autres commodités en main, prêts à prendre des photographies de la Tour, des écureuils noirs et de quelques étudiants timorés. Seuls les étudiants en Études Est-Asiatique en seraient les bénéficiaires.

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Parlant de bénéficiaires, mon titre de «London Life» se veut double. Je ne sais pas si vous vous rappelez les publicités que nous avions au Québec à propos de cette compagnie d'assurance, dont l'adaptation québécoise était «Liberté 55». Je vous le demande car je n'avais jamais fait le lien avec la ville. Et aujourd'hui, qu'est-ce que je vois sur une rue au hasard? Le siège social de la compagnie.

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